Par ELM
QUADRIMAMAN :
La vie ordinaire d’une quadruple maman quadragénaire
Chers visiteurs, bienvenue !
De retour de vacances, déjà ! Les jours prochains, dans ces pages, nos derniers fous-rires en famille.
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Petit Coeur, mon fort et tendre amour,
C’est un anniversaire que je viens te souhaiter aujourd’hui. Voici en effet exactement 24 ans, le 24 novembre, notre amour naissant a pris une tournure nouvelle. Je me rappelle très bien la force et la douceur qui m'ont étreinte. À partir de ce moment ma vie ne pouvait plus être comme avant, notre amour était devenu promesse d’avenir. Alors je te souhaite avec 1000000000000 baisers un très HEUREUX ANNIVERSAIRE mon bien aimé mari. Je sais que mon affreux caractère fragilise notre amour et te fait souffrir, je t’en demande pardon. Ton amour est ma joie, j’ai besoin de toi, j’ai besoin de ta tendresse, de tes baisers, de tes bras autour de moi, de tes mots d’amour, j’en ai besoin comme d’oxygène pour vivre, comme de Foi pour espérer. Je désire continuer de construire avec toi, notre mariage, notre vie.
Je t’aime. Ton petit Liseron
Ich weiß nicht, was soll es bedeuten
Daß ich so traurig bin;
Ein Märchen aus alten Zeiten
Das kommt mir nicht aus dem Sinn.
Die Luft ist kühl und es dunkelt,
Und ruhig fließt der Rhein;
Der Gipfel des Berges funkelt
Im Abendsonnenschein.
Die schönste Jungfrau sitzet
Dort oben wunderbar,
Ihr gold'nes Geschmeide blitzet
Sie kämmt ihr gold'nes Haar.
Sie kämmt es mit gold'nem Kamme
Und singt ein Lied dabei;
Das hat eine wundersame
Gewaltige Melodei.
Den Schiffer im kleinen Schiffe
ergreift es mit wildem Weh,
Er schaut nicht die Felsenriffe,
Er schaut nur hinauf in die Höh'.
Ich glaube, die Wellen verschlingen
Am Ende Schiffer und Kahn;
Und das hat mit ihrem Singen
Die Lorelei getan.
Et pourtant, pourtant,
je connais la cause de ce chagrin.
Je ne sais en parler,
mais la Lorelei toujours résonne à mes oreilles
quand je subis cette tristesse qui étreint mon coeur
et dont je n'arrive qu'avec peine à dégager mon âme.
Tant de motifs de joie dans mon existence,
ne dissolvent pas cette écume amère.
J'aime, peu, mal, et suis aimée d'un amour inégalable.
Mais non comblée, car mon amour est imparfait,
je ressens douloureusement, infiniment les imperfections de ceux que j'aime,
les miennes sont des abîmes qui me séparent de Celui que mon coeur aime.
à Dieu
14 août 2009
Quand on sait se préserver du poison mortel de l'ennui, on se trouve bien plus à son aise dans son château que dans le tumulte de Paris. (Voltaire, Correspondance)
Quoi qu'en dise Monsieur Voltaire, nous ne nous sommes pas ennuyés en faisant cette route des châteaux de la Loire, et le tumulte de Paris la
veille ne nous avait pas à ce point bousculés !!!
<< La journée a commencé par une partie de cache cache avec un sanglier facétieux dans le parc de Chambord, au petit matin encore brumeux... pas moyen de photographier l'animal !
Cheverny a eu pour nous un parfum d'enfance, le modèle de Moulinsart nous a donné la joie de retrouver Tintin et le Capitaine Haddock... >>
<< Chaumont sur Loire, de la folie d'une maîtresse royale à la ruine d'une princesse, de Diane de Poitiers à la Princesse de Broglie...
Blois où jeanne d'Arc fut bénie par l'Archevêque de Reims avant d'aller libérer Orléans, et où j'ai loupé toutes mes photos...
Amboise a enchanté les enfants, non seulement par le château mais deux détails nous ont bien amusés ;
des WC publics occupent aujourd'hui le vieux beffroi, si bien que nous en avons fait une expression familiale : "Il va au beffroi" signifie qu'il va où le roi se rend seul et à pieds !
Et nous avons rencontré un joueur d'orgue de Barbarie phénoménal de drôlerie dans son interprétation de "Tout va très bien, Madame la Marquise" ! Nous n'arrivions plus à partir tant nous riions. (Nous avons dû nous rendre au beffroi !)
Vilandry dont les jardins me font encore rêver...
A Ussé, le Château de la Belle au Bois Dormant, j'ai reçu les baisers de 3 Princes Charmants, empressés de me réveiller pour me réclamer un goûter !
Langeais vit les épousailles qui amenèrent la Bretagne au royaume de France en 1491 (Anne de Bretagne et Charles VII)
Azay le Rideau, ou l'ingratitude d'un roi qui confisqua son domaine à un homme qui avait prêté de l'argent à la reine mère pour payer la rançon de son royal fils...
Chinon, où l'on rerouve Jeanne d'Arc et Charles VII :
En 1427
"Gentil Dauphin, j'ai nom Jehanne la Pucelle : le Roi des Cieux vous mande par moi que vous serez sacré et couronné en la ville de Reims et vous serez le lieutenant du Roi des Cieux qui est le roi de la France. Après beaucoup de questions du roi, Jeanne
reprit : « Je te dis de la part de Messire Dieu que tu es vrai héritier de France et fils du roi, et il m’envoie à toi pour te conduire à Reims afin que tu y reçoives ton couronnement
et ton sacre, si tu en as la volonté."
Cette page d'histoire fascine nos petits gars (Waouh, c'est une fille qui a fait ça !)
Mais cette Nième visite a eu raison de leur endurance et nous renonçons à pousser jusqu'à Saumur, où nous aurions pu voir mon 4ème Prince charmant qui campait dans le coin avec sa Troupe.
Un crochet à l'Île Bouchard nous permet de renconter
Marie qui se penche avec amour sur nos familles et nous apprend à prier. Nous découvrons que sainte Jeanne d'Arc s'y est arrêtée pour confier au Bon Dieu et à Sa tendre mère l'entrevue
qu'elle aurait quelques jours plus tard à Chinon. Un aimable libraire qui nous vend des cartes postales nous invite à la célébration de l'Assomption avec Notre Dame de la Prière et nous
donne plein d'explications pour s'y rendre. Nous l'écoutons un peu distraitement car nous avons d'autres plans...
Nous faisons route vers Tours où nous avons prévu notre hébergement, espérant vivre le lendemain l'Eucharistie de l'Assomption à la Chapelle de la Sainte Face. link
Une déconvenue nous y attend :
les frères sont partis pour une période de vacances et
la Chapelle est F E R M E E !
Zuuuuuuuuuuuuuuut !
Marie avait un autre plan pour nous !!!!
C'est ça les vacances, quand on dit au Bon Dieu, "ce sera comme TU VOUDRAS", forcément, çà ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd !!!
Paris comme une jeune fille, s'éveille langoureusement, secoue sa longue chevelure, et chante sa belle chanson. (Collines Guillaume Apollinaire)
Il fut alors temps pour nous d'emmener les garçons visiter la belle...
Nous avions sélectionné, selon l'intérêt de chacun, quelques merveilles à voir...
La Sainte Chapelle
Notre Dame
la tour Eiffel
l'exposition de notre cher et regretté Henri Guérin à
l'Orangerie du Sénat...
Ainsi fut fait, à pieds et en métro (beaucoup moins sympa que notre métro toulousain !)
La seule déception, de taille, fut de ne pouvoir vénérer, pour cause de travaux, la relique de la Vraie Croix...

En chemin nous avons croisé St Michel, dans une
fontaine...

Sommet de la journée : Notre Dame nous permit
d'assister à la messe en compagnie de japonais...

puis nous jouâmes à retrouver tous nos Saints
Patrons, pas si facile !

Sur le parvis notre petit loup a découvert, ravi, son
roi de France préféré.
Le clou : Les garçons sont montés en courant au sommet de la tour Eiffel, tandis que je restais au sol pour cause de vertige...
J'ai à peine eu le temps de gribouiller 3 cartes postales, moi qui espérais une petite sieste !
Festival de couleur et de lumière à l'Orangerie ;
il faisait bon, il faisait frais, et chaque vitrail était un ravissement...
non seulement des vitraux, mais des tapisseries,
des aquarelles...
Prolongement inatendu de
cet enchantement : la petite ville de Huisseau sur Cosson, proche de Chambord, où nous étions logés la nuit suivante nous réservait une charmante surprise !
L'église Saint-Etienne-et-saint-My de cette bourgade du pays des Châteaux est parée d'une série de vitraux d'Henri Guérin illustrant les sacrements.
Le monde n'est pas
petit, non ! Il est immense et beau ! En se laissant conduire par la douce main de notre Créateur, nous y puisons tant de merveilles que notre amour croit, croît !!!
Que je t'aime !
12 août
Après un second réveil au cri des mouettes, nous avons entamé la partie
itinérante de nos vacances...
Sous un soleil bien franc, sûr de lui, pas du tout le genre de soleil normand "p't'être ben qu'oui, p't'être ben qu'non...", nous avons repris la route. Nous laissions notre grand lion à un
rendez-vous de chefs pour préparer les aventures de leur troupe en bord de Loire, quittant son nouvel appart' à peu près habitable... Pas d'adieux déchirants, les hommes ont
horreur de ça. Amis, si j'avais su que je ne reverrais pas mon garçon avant Noël, je l'aurais serré plus fort, je l'aurais embrassé plus longuement, j'aurais eu le coeur plus lourd. Il
m'aurait écartée, et j'aurais pleuré.
Finalement, heureusement que je pensais le retrouver en octobre, nous nous sommes quittés légers, joyeux des vacances qui nous attendaient chacun de notre
côté.
Nous avons mis le cap au sud, mais pas bien loin !
Lisieux était notre destination, une journée auprès de Petite Thérèse, ma meilleure amie. J'ai fait sa connaissance en 1994, mais elle, me connaissait de plus longue date. J'ai découvert petit à
petit son influence dans ma vie, avant même ma conception, depuis la dévotion de mon arrière grand-mère que je n'ai pas connue, et puis plein d'autres petites histoires que je vous raconterai une
fois...
Bref ! Nous avons commencé par sa fin, le Carmel. L'évocation de sa vie est légère, sans émotion, mais d'une puissance formidable par l'humilité des objets de son quotidien exposés entre des
extraits de la Règle des Carmels à laquelle elle a obéi 10 ans durant.
Des témoignages, lettres, objets du quotidien, oeuvres d'art etc, venus du monde entier montrent bien que ce n'est pas pour rien qu'elle est patronne universelle des missions comme mon très cher
Saint François Xavier.
Celà me console beaucoup, car la sainteté se révèle, la gloire de Dieu est exaltée aussi bien dans l'extraordinaire aventure au bout de monde, que dans l'humble quotidien d'une jeune religieuse.
Et pourquoi pas devant ma cuisinière, au bout de mon aiguille à raccomoder, quand je "sèche" à l'oratoire, à mon poste, même les jours de bug incessant, derrière mon volant, au long
des miliers de kilomêtres qui m'éloignent si peu de mon foyer, pourvu que j'aime et ne cesse d'aimer.
La messe à côté
d'elle, ses reliques sont à 2 m de la chapelle des Carmélites...
La Basilique est ... monumentale, dans la crypte, quelle joie de se recueillir auprès de ses chers parents. Je partage la prière de Louis et Zélie, je leur confie mes enfants, ils connaissent
bien toutes mes peines de maman et les douleurs secrètes, abandonnées... offertes...
Le diorama enchante les enfants, de son enfance à son "Entrée dans la Vie", chaque tableau est si réaliste et détaillé, ainsi que le commentaire audio...
L'église St Jacques expose des objets familiers de la famille Martin, les joujous des filles, les cahiers d'écolière, plein de photos, tout l'équipement de la cuisine, des lettres, l'histoire de
toute la famille, la dentelle de Zélie, les mécanismes de Louis, une chronique des difficultés de Léonie et de ses efforts constants pour les surmonter...
Pour finir, une longue quête gourmande ... infructueuse : nous n'avons pas
trouvé Le Ste Thérèse, dont les images, au Carmel, nous avaient titillé les glandes salivaires !
En fin d'après midi, nous reprîmes notre vaisseau familial, navigation plein
Est, pour notre étape du soir. Nous avons fait une petite escale à Giverny (la maison de Monet) dont le jardin aurait à coup sûr enchanté mon amie... Quel plaisir pour les yeux, et l'âme qui
rêve au Jardin d'Eden...
Quelle belle journée !!!
"Vois que Lui, pour toi, s'est fait objet de mépris, et suis son exemple, en devenant, par amour de lui,
méprisable en ce monde. Admire, ton Epoux, le plus beau parmi les fils des hommes, méprisé, frappé et plusieurs fois flagellé sur tout le corps, et allant jusqu'à mourir dans les douleurs les
plus atroces sur la
croix." Ste
Claire : l'amante passionnée du Crucifix pauvre
11
août
Après beaucoup d'effort pour aménager le petit lion -et enfin une bonne douche, car
l'eau a été rétablie !- nous avons eu une bonne partie de l'après-midi pour nous ballader. Impossible pour un jeune marin de ne pas nous entraîner vers la mer et les bateaux. Nous voici donc
successivement sur la jetée du port de plaisance, sur la digue, devant des monceaux de vieux filets abandonnés et encore pleins de coquillages, crabes, oursins, étoiles de mer. Toutes ces
merveilles tirées de la mer et qui meurent là évoquent encore ce mystère infini de la Création si belle, si grande, si variée, l'intelligence, la générosité, la prodigalité et l'imagination de
mon Créateur.
Au départ des ferries, les enfants observent, impressionnés, le défilé incessant de dizaines de voitures et même de camions avalées dans le ventre d'un géant. Nous sommes minuscules à côté
de ce monstre !
Et voilà que leur grand frère, tout auréolé de son SAVOIR
maritime, lâche aux deux petits que ce monument flottant est un petit chien à côté du super pétrolier sur lequel il a navigué cet hiver !
Un bateau plus gros que celui-là ? Impossible, il ne pourrait pas rentrer au port ! Les petits sont sceptiques, le grand les fait-il marcher ? son prestige est en danger !
Qu'à celà ne tienne, Petit Lion nous emmène alors au Cap d'Antifer
où accostent les montagnes des mers, le temps est magnifique. La plage qui jouxte le port nous fait regretter de n'avoir pas pris nos maillots.
Las, pas de géant à contempler, le mois d'août a vidé le port de ses glorieux batiments.
C'est alors que nous réalisons que Le Havre n'est qu'à deux pas d'Etretat,
et que d'autres splendeurs s'offrent aux yeux des créatures éperdues d'admiration devant tant de génie. Cet éclat lumineux des falaises blanches, tranchant sur le bleu sombre de l'Océan et le
vert pimpant de la prairie, est indescriptible, les photos même ne rendent pas justice de tant de beauté...
En rentrant, Petit Lion nous signale encore les belles falaises de La
Hève, quel panorama ! Et là, dans le soleil descendant vers son coucher, avant d'embraser la mer, au moment où nul n'y pensait plus, apparaît, minuscule, presque à l'horizon, la fantastique
silhouette d'un super tanker ! Nous disposons d'une heure encore pour admirer sa marche majestueuse avant d'aller le voir de près entrant au port...
Et les enfants de s'extasier devant l'intelligence de l'homme capable de créer de si grandes choses, et moi d'adorer Celui qui créa cette intelligence...
"Tu as vu clair au moment de te mettre en route, ne reviens pas sur tes pas maintenant que tu n'y vois
plus" Ludovic Giraud
A l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, comme dirait Victor, nous partîmes tous
les cinq. Cinq ? Oui cinq, petite poulette sous d'autres cieux s'efforçait de dompter une bande de petits monstres et n'était pas du voyage, pas de celui-là.
- des Ostentions Limousines avec traditions, légendes et
martyres
- de l'épopée de Jeanne d'Arc
"Tu as vu clair au moment de te mettre en route, ne reviens pas sur tes pas
maintenant que tu n'y vois plus" Ludivic Giraud
(Ben oui : au galop ! j'ai bien le droit d'être fan de Zorro ! Quoi, à mon âge ? Qu'est-ce qu'il a mon âge ?)
Prochainement, ici même, Mesdames et Messieurs, la relation épique des vacances de ma petite ménagerie. C'est à dire quand
j'aurais un peu plus qu'un quart d'heure pour rédiger mes mémoires !
Nous sommes faits pour ne voir le visible qu'en épiant l'invisible.
Charles Journet
Joyeux anniversaire Maman chérie !
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