Pour écouter l'hymne national éthiopien, allez à :

http://www.africa-onweb.com/pays/ethiopie/media/hymne.mid

"Ethiopie, terre de nos pères
Terre où les dieux aimaient demeurer
Quand les nuages de l’orage se formaient soudainement la nuit
Nos armées se précipitaient vers vous
Nous devons être victorieux dans le combat
Quand les épées sont tirées pour briller
Notre victoire sera glorieuse
Quand conduite par le rouge, le noir et le vert
En avant, en avant pour la victoire
Que l’Afrique soit libre
En avant à la rencontre de l’ennemi
Avec la puissance du rouge, du noir et du vert
Ethiopie, les tyrans tombent
Ceux qui t’ont frappée alors que tu étais à genoux
Et tes enfants au-delà des océans t’appellent
Jéhovah, le Grand a entendu
Nos lamentations et nos pleurs
Et nous a exhortés par son amour
A être Un dans l’avenir".

Yared, patron des musiciens éthiopiens ayant accédé à la sainteté pour avoir composé l’hymne éthiopien, serait aussi, selon l’Eglise orthodoxe copte éthiopienne, l’inventeur de la notation musicale.

Les premières influences musicales européennes en Éthiopie remontent à l’époque baroque, au début du XVIIe siècle. Malgré des débuts prometteurs, les méthodes d’évangélisation des missions jésuites ne connurent pas de prolongements musicaux durables comme ce fut le cas en Chine ou en Amérique du Sud. Christianisée dès le IVe siècle, l’Éthiopie rejeta finalement le catholicisme romain, malgré la conversion de l’empereur Susenyos qui dut abdiquer en 1632 sous la pression de la très puissante Église copte orthodoxe. Au lendemain de la victoire d’Adoua contre les Italiens (1896), la musique moderne prit véritablement racine en Éthiopie grâce à l’envoi d’un kit de fanfare offert par le tsar Nicolas II. Durant un demi-siècle, jusqu’à la guerre italo-éthiopienne (1935-1941), la lente appropriation des instruments musicaux s’effectua à travers un répertoire assez strictement européen. Après guerre, grâce à des instructeurs inspirés par les big bands américains, la musique éthiopienne accompagna la fin du régime impérial (1974) avant d’être démantelée sous le derg. L’éthiocentrisme viscéral des Éthiopiens, largement anti-africain, s’accommoda davantage des influences européennes et américaines que du panafricanisme officiel proclamé dans la capitale de l’OUA. Les impressionnantes sections de cuivres des orchestres institutionnels, intégrant soul et rhythm and blues dans les années 1960, produisirent néanmoins une musique à forte identité éthiopienne, singulière au sein du concert africain.

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