Et suivez ce conseil qui ne vient pas de moi mais de votre Maître : efforcez-vous de cheminer dans l’amour et la crainte. Je vous affirme que l’amour vous fera presser le pas, et que la crainte vous fera regarder où vous devez poser les pieds pour ne pas tomber. Avec ces deux choses, il est sûr que vous ne vous tromperez pas.

Ste Thérèse d’Avila
Le Chemin de la perfection, 69, 1

 

Le Seigneur donne en abondance à ceux qui Lui font confiance et s'abandonnent à Sa Providence (Il passe incognito) Cet été encore, j'ai vu Son Amour à l'oeuvre, tout autour de nous et à l'égard même de notre famille.

Au début de l'année, les circonstances nous ont poussés, Petit Coeur et moi, à renoncer aux projets de vacances (oh, pourtant modestes : Festival des Familles à Ste Anne d'Auray et gîte 3 épis dans les Vosges) dont nous nous réjouissions d'avance. Je vous jure que je n'ai même pas râlé, je sais que çà étonnera ceux qui croient me connaître : je progresse !

Et nous avons dit à Celui qui ne nous a jamais abandonnés : "En Tes mains Seigneur, nous remettons notre été ; Cette année encore, les vacances, pour nous, ce sera comme Tu voudras !"

 

Et on n'est pas déçus ! je ne vous raconte pas (mais si je vais raconter, enfin quoi !) les tonnes de grâces qui coulent sur nous. Oui ! pourtant ! mon chéri est toujours en quête d'un emploi, 2 des enfants repiquent, une petite masse pour le moment  non identifiée colonise mon abdomen... Il n'est pas question de voir le verre à moitié plein mais de reconnaître les bienfaits du Bon Dieu, y compris dans les situations angoissantes.

Il n'empêche que

- fin juin j'ai perçu une prime d'assiduité >> une courte retraite en famille en s'inscrivant quasiment à la dernière minute.

- Petit Lion est rentré de nav' fin juillet au lieu de début août >> une semaine de plus ensemble

- Petite Poulette est rentrée plus tôt et repart plus tard que prévu >> une semaine de plus ensemble

- des amis nous ont prété une maison >> 10 jours à quelques km de Lourdes

- 2 rendez-vous ont pu s'arranger le même jour pour Mon Petit Coeur et moi

- un entretien décroché le jour même d'une mauvaise nouvelle

- le même entretien reporté APRES les vacances !

 

là, vous voyez bien !

J'ajoute, pour faire bonne mesure quelques petits miracles du quotidien familial : pas de disputes(juste quelques mises au point et discussions courtoises), prière quotidienne en famille matin et soir sans grimaces (vous ne savez pas ce que c'est d'habitude !) des jeux partagés, des services rendus sans ronchonner...

Et pour ma part une découverte un peu (beaucoup) choquante : ma peur du vide est beaucoup plus grave que je ne le croyais. D'abord quasi malaise sur la fin de la route de la Sainte Baume, puis attaque de panique à la fin de l'ascension du Saint Pilon (merci Michelle et Anne Marie, mes 2 anges gardiens) ensuite re-crise en montant la route de Neuilh ainsi qu'à chaque trajet (Neuilh - Lourdes par Astugues, l'horreur...) et pour finir larmes et demi-tour au cours d'une ballade pleine d'enchantement...

J'ai, d'un seul coup, pris et repris conscience de la place de la peur dans ma vie... et c'est un sacré morceau... de bravoure ! La quantité de situations où je suis obligée de dominer une peur pour avancer... C'est drôle quand je pense à une de mes expressions favorites : "çà fout les jetons" !!!

J'ai pu définir nettement les contours de cette trouille viscérale qui me restait assez floue jusqu'alors...

un chemin trop étroit pour y poser les 2 pieds côte-àcôte + forte pente + absence de "garde-fou" (barrière, muret, talus, buissons...) = panique totale

C'est tellement fort comme confrontation au réel que j'ai pu décider d'y remédier avec motivation. (je risque de mettre les autres en danger en réagissant mal, je me prive du plaisir de merveilleuses promenades en famille entre autres) J'essaie de voir les implications dans ma vie spirituelle et, surprise ! (pas bonne) je ne suis pas aussi confiante en Dieu que je l'espérais et certaines choses m'effraient tant que je manque de charité en d'innombrables occasions.

Je le cache assez bien, y compris à moi-même, au point de "somatiser" de façon très visible ! Ben oui, je ne suis pas un ange !

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