12 août
Après un second réveil au cri des mouettes, nous avons entamé la partie itinérante de nos vacances...
Sous un soleil bien franc, sûr de lui, pas du tout le genre de soleil normand "p't'être ben qu'oui, p't'être ben qu'non...", nous avons repris la route. Nous laissions notre grand lion à un rendez-vous de chefs pour préparer les aventures de leur troupe en bord de Loire,  quittant son nouvel appart' à peu près habitable... Pas d'adieux déchirants, les hommes ont horreur  de ça. Amis, si j'avais su que je ne reverrais pas mon garçon avant Noël, je l'aurais serré plus fort, je l'aurais embrassé plus longuement, j'aurais eu le coeur plus lourd. Il m'aurait écartée, et j'aurais pleuré.
Finalement, heureusement que je pensais le retrouver en octobre, nous nous sommes quittés légers, joyeux des vacances qui nous attendaient chacun de notre côté.
Nous avons mis le cap au sud, mais pas bien loin !
Lisieux était notre destination, une journée auprès de Petite Thérèse, ma meilleure amie. J'ai fait sa connaissance en 1994, mais elle, me connaissait de plus longue date. J'ai découvert petit à petit son influence dans ma vie, avant même ma conception, depuis la dévotion de mon arrière grand-mère que je n'ai pas connue, et puis plein d'autres petites histoires que je vous raconterai une fois...
Bref ! Nous avons commencé par sa fin, le Carmel. L'évocation de sa vie est légère, sans émotion, mais d'une puissance formidable par l'humilité des objets de son quotidien exposés entre des extraits de la Règle des Carmels à laquelle elle a obéi 10 ans durant.
Des témoignages, lettres, objets du quotidien, oeuvres d'art etc, venus du monde entier montrent bien que ce n'est pas pour rien qu'elle est patronne universelle des missions comme mon très cher Saint François Xavier.


Celà me console beaucoup, car la sainteté se révèle, la gloire de Dieu est exaltée aussi bien dans l'extraordinaire aventure au bout de monde, que dans l'humble quotidien d'une jeune religieuse. Et pourquoi pas devant ma cuisinière, au bout de mon aiguille à raccomoder, quand je "sèche" à l'oratoire, à mon poste, même les jours de bug incessant, derrière mon volant, au long des miliers de kilomêtres qui m'éloignent si peu de mon foyer, pourvu que j'aime et ne cesse d'aimer.


La messe à côté d'elle, ses reliques sont à 2 m de la chapelle des Carmélites...
La Basilique est ... monumentale, dans la crypte, quelle joie de se recueillir auprès de ses chers parents. Je partage la prière de Louis et Zélie, je leur confie mes enfants, ils connaissent bien toutes mes peines de maman et  les douleurs secrètes, abandonnées... offertes...
Le diorama enchante les enfants, de son enfance à son "Entrée dans la Vie", chaque tableau est si réaliste et détaillé, ainsi que le commentaire audio...
L'église St Jacques expose des objets familiers de la famille Martin, les joujous des filles, les cahiers d'écolière, plein de photos, tout l'équipement de la cuisine, des lettres, l'histoire de toute la famille, la dentelle de Zélie, les mécanismes de Louis, une chronique des difficultés de Léonie et de ses efforts constants pour les surmonter...








Pour finir, une longue quête gourmande ... infructueuse : nous n'avons pas trouvé Le Ste Thérèse, dont les images, au Carmel, nous avaient titillé les glandes salivaires !










En fin d'après midi, nous reprîmes notre vaisseau familial, navigation plein Est, pour notre étape du soir. Nous avons fait une petite escale à Giverny (la maison de Monet) dont le jardin aurait à coup sûr enchanté mon amie... Quel plaisir pour les yeux, et l'âme qui rêve au Jardin d'Eden...
Quelle belle journée !!!

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