notre-mariage.jpgDès que nous avons commencé à parler de notre mariage et de la famille que nous voulions fonder, nous avons pressenti que notre amour mutuel nous appelait à le partager avec les enfants que nous accueillerions dans notre foyer. Nous aimons beaucoup les enfants tous deux et nous espérions en avoir beaucoup, ainsi que se terminent bon nombre d’histoires et de contes traditionnels : « ils se marièrent, furent très heureux et eurent beaucoup d’enfants »

Nous avions projeté d’en avoir au minimum 3 et au maximum 7 mais sans fixer un chiffre défini. 3, 4, 5, 6 ou 7 enfants, nous pensons que le nombre importe peu, puisque la vie ne nous appartient pas vraiment et que notre amour serait l’appui nécessaire pour les élever.

 bbarrosoir.jpgEn fait nous pensions que nous aurions tous les enfants que nous désirerions, et que la difficulté serait d’espacer les naissances, l’idéal pour nous était 18 à 24 mois d’écart entre chaque enfant.

Mais nous nous trompions, la difficulté, qui est rapidement devenue une souffrance, a été de concevoir ces enfants que nous désirions tant. 

Notre petite Poulette et notre petit Lion ne sont pas arrivés « par hasard », ils ont été longuement et ardemment désirés. Ensuite, malheureusement, pour 1001 raisons d'antécédents, d'erreurs médicales, de fautes diverses, nous sommes devenus infertiles. A partir de 1991, nous avons entamé un long et pénible processus de traitements et examens, dans le cadre d’un programme de « Procréation Médicalement Assistée » Il a fallu, lors de chaque déménagement tout reprendre à zéro avec de nouveaux médecins. Nous sommes allés, au cours des années, d’espoirs en désillusions, d’attente en découragement.

Nous avons souffert en silence, essayant de ne pas donner un climat de tristesse à notre vie de famille. Nous ne pouvions pas trop nous confier à notre entourage, la réaction de la plupart des gens étant : «estimez-vous heureux d’avoir déjà eu 2 enfants » C’est vrai, la vie de nos Poulette et Tilion nous a toujours rempli de joie et de fierté. Ce n’est pas parce qu’ils ne suffisaient pas à notre bonheur, ou que nous étions insatisfaits,  que nous voulions d’autres enfants. Notre amour conjugal nous appelait simplement à donner encore la vie, l’amour est source de vie et nous ne comprenions pas pourquoi la source était bouchée !  

Mais comme toute épreuve prolongée, comme pour tout traitement, il y a des effets secondaires, et notre couple en a sérieusement pâti au bout de 8-9 ans. Cela nous a fait tant de mal à l’un et à l’autre, que nous avons fini par nous faire du mal l’un à l’autre. Nous sommes arrivés au bord de la rupture, presque désespérés. 

Amoureux5.jpg  J’ai toujours cru que l’Amour est plus fort que la mort et qu’Il triomphe de tout ! Et nous nous sommes retrouvés avec plus de bonheur encore que pendant nos premières années de mariage. Nous avons de nouveau cru en nous et avons désiré encore plus donner la vie. Cette épreuve, que je ne voudrais revivre à aucun prix, je ne la regrette pourtant pas, car elle nous a fait mûrir et a fortifié notre couple. Cela nous a permis en 2003 de faire un choix décisif : refuser la Fécondation In Vitro Et Transplantation Embryonnaire et quitter le programme de PMA et de réfléchir sérieusement à cette idée de l’adoption.  Nous avions déjà, à plusieurs reprises, au cours de 12 années précédentes, envisagé puis écarté cette éventualité, nous pensions que « ce n’était pas pour nous » puisque nous n’avions pas eu un diagnostic définitif de stérilité. En quelques mois, du printemps à l’automne 2003, c’est devenu une évidence : ce serait de cette façon que nous pourrions à nouveau donner la vie et transmettre à nos enfants l’amour qui déborde de nos cœurs.

  De fait, ce projet était manifestement béni, puisque nous avons franchi toutes les étapes (et Dieu sait qu’il y en a !) entre février 2004 et juin 2005, sans difficultés. Nous n’avons jamais été mal à l’aise durant tout ce parcours, alors la PMA nous avait laminés et humiliés.  Petit Loup et Tchatchi sont arrivés depuis 21 mois et depuis 15 mois le Tribunal de Grande Instance a prononcé l'adoption plénière, qui rend leur filiation identique à celle de leurs aînés.

merci.gif Ils sont adorables, et nous ont adoptés très vite. Ils sont très gais, comme des pinsons, vifs comme des écureuils, et malicieux. Notre vie de famille en est toute ensoleillée.  Petite Poulette et Petit Lion attendaient depuis longtemps des petits frères et sœurs, lorsque nous leur avons parlé de ce projet en janvier 2004, ils ont été enthousiastes, ils ont dit : « Vous ne pouviez pas y penser plus tôt ? » !!!!!!!

Petit Loup et Tchatchi ont aussi comblé ce vide dans les coeurs aimants de Poulette et Tilion, et ceux-ci ont réappris aux petits la joie d'être entourés et choyés par des aînés bienveillants... et taquins !

Nous sommes plus heureux que jamais et souhaitons vivement que tout ceux que nous aimons, notre famille et nos amis, se réjouissent de ce qui fait notre bonheur : une fratrie heureuse et soudée !  

 

 

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