(petite discussion avec mon Tchatchi lors de cette lamentable polémique relatée par les médias : un travailleur immigré pourrait être obligé de faire passer des tests ADN à sa famille pour la faire venir sur notre doux sol français si accueillant)

 

ADN.jpg- Maman, c'est quoi la déhaine ?
- Tu veux dire le contraire de la haine, pour défaire la haine ? Mon chéri, tu sais bien que c'est l'amour !
- Oui, mais la la radio, ils ont dit qu'il faut faire le test de la déhaine pour que la famille puisse venir en France !
- Ah ! l'ADN ! euh, c'est un peu difficile à expliquer. Quand un papa et une maman ont un bébé, chacun lui donne un peu de lui, la couleur des yeux, la forme des oreilles... et l'ADN. On le trouve partout dans notre corps et il y a une partie qui vient de la Maman et une partie du Papa. Alors si on trouve chez l'enfant un petit peu de la Maman et un petit peu du Papa, on est sûr que c'est bien le papa biologique et la maman biologique de cet enfant-là. 
- Mais moi, j'ai pas un petit bout de ta DN ?
- Non, mais tu es quand même vraiment mon petit garçon chéri et personne ne peut t'empêcher d'être mon fils, et de vivre dans cette maison qui est à toi et à moi, notre maison à tous. 
- Oui, mais si on me fait le test de la DN ?
- Il n'y a pas que l'ADN, nous avons des papiers, le jugement d'Ethiopie, le jugement en France, le livret de famille...
- Oui mais si on perd les papiers ?....
- Tu sais bien que je suis ta Maman pour toujours, tu es mon bébé d'amour pour toute la vie, même quand tu seras grand !
- Oui mais...

 Amoureux.jpgOui mais de quelle façon démontrer le lien qui unit les membres d'une famille ? Les liens affectifs ne peuvent se prouver ni produire de certificats... La génétique démontre le lien sanguin mais recouvre une toute petite partie de la réalité familiale. Dans nos cas de familles adoptives-adoptantes, mais aussi toutes les familles recomposées où le nouveau conjoint d'un parent tisse aussi une relation parfois très forte avec son "bel-enfant", le lien existe réellement, sans nécessité d'en apporter la preuve...

 

Bien sûr, on peut aussi démontrer juridiquement le lien parent-enfant avec les jugements

 

d'adoption et le livret de famille...

dans notre pays c'est possible,

mais dans les pays d'origine des futurs migrants,

l'état civil, la justice sont-ils aussi accessibles ?

 

La générosité, l'élan du coeur qui peuvent pousser une personne à recueillir et à élever le petit de la cousine ou de la voisine sont-ils à proscrire sous prétexte qu'on ne pourra pas "régulariser" administrativement et juridiquement la situation, faute du structures locales ? En cas de migration , faudra-t'il donc abandonner cet enfant ?

 

 

 

 

 

 

 

 

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